vendredi 5 novembre 2010

Journée très relaxe

Jour 8 – 8 septembre 2010

Cette journée fut la plus tranquille depuis le début de mon voyage. Nous n’avons pas fait grand chose. La journée était plus pour se reposer de notre cérémonie de la veille. J’ai passé la journée à marcher dans les « trails » autour du campement, prendre des photos, m’étendre sur mon lit, écouter les différents sons de la jungle et parler avec mes amis/es concernant notre expérience d’Ayahuasca. Encore aujourd’hui, je trouve ça très spécial comment les liens entre notre groupe se sont renforcie lors de cette cérémonie. Je garde encore de très belles amitiés avec ces personnes.

En après-midi, nous avons fait un tour de bateau jusqu’à un petit ruisseau tout près du campement. Peut-être à 10 minutes de bateau de distance. On s’est bien amusé. Il y avait des buttes de « clay » (argile), donc nous en avons profité pour se faire des « clay bath ». L’argile est supposément bonne pour la peau, donc la mienne a eu un bon traitement. L’eau n’était pas vraiment creuse et il y avait beaucoup de petits poissons, donc je ne me suis pas vraiment baigné. Je me suis juste mouillée un peu, question de me rafraîchir.

(On se fait des bains d'argile)

En retournant au centre, les gars ont décidés de sauter en bas du bateau et se laisser transporter par le courant. Ils ont bien semblé s’amuser. Aucune fille n’a tenté l’expérience. On était tous assise dans le bateau à les prendre en photos… c’était plus intéressant.

(Les plus courageux qui ont décidé de sauter en bas du bateau)

Cette journée-là, j’ai rencontré l’homme le plus sage et le plus intéressant que j’ai jamais connu (désolée à tous les autres hommes tout aussi important que lui dans ma vie). Cet homme, JUAN, avait quelque chose de spécial dont je ne suis encore pas capable de reconnaître. Notre premier contact avait été lors de la cérémonie d’Ayahuasca (il était l’homme invité) et je dois avouer que je n’avais pas eu une bonne impression de lui. Immédiatement, je l’avais jugé et je l’avais mis dans la catégorie des « mauvais ». Ne demandez-moi pas pourquoi, je ne sais vraiment pas. Bref, après la cérémonie d’hier, ma perception de lui avait grandement changée et je reconnaissais que j’avais fait une grave erreur en le jugeant ainsi. Je me sentais tellement mal dans ma peau de l’avoir jugé que j’ai dû (pour ma conscience personnelle) aller le voir pour m’en excuser. Mais là, voilà la chose la plus drôle de tout ça… il ne parle pratiquement pas l’anglais. Je me suis quand même dirigé vers lui et je lui ai dit la phrase suivante : « I judged you and I am sorry because I was wrong ». Pauvre gars, il ne comprenait pas ce que je voulais dire. Après avoir essayé de lui dire en espagnol, il a compris un peu plus ce que je voulais dire, mais il ne comprenait pas pourquoi je lui disais ça. Et je ne le blâme pas car si quelqu’un viendrait me voir pour me dire ça, je ne comprendrais probablement pas pourquoi cette personne me dit ça. Je m’en foutais, je voulais juste me libérer la conscience. Donc je suis partie… en me sentant comme une vraie niaiseuse! Hahaha Là, j’étais gênée d’avoir à le voir à tous les jours jusqu’à mon départ car je pensais qu’il penserait que j’étais folle. Qui veut avoir cette réputation? Je me sentais vraiment ridicule d’avoir été m’excusé… mais j’ai compris plus tard qu’il y avait une raison pourquoi je ressentais le besoin de m’approcher de cette personne.

Au lieu de le raconter plus tard, je vais l’ajouter à cette entrée. Ce n’est que le lendemain, en soirée, que mon guide (Daniel) est venu m’informer que Juan n’arrêtait pas de parler de moi et qu’il voulait absolument me parler en privé. Houlala… là j’étais stressée et mal à l’aise. Le lendemain, nous nous sommes organiser un petit rendez-vous dans le gazebo. Aussi bizarre que ça peut sembler, je me suis sentie à l’aise instantanément quand je l’ai vu. Il a commencé par me remercier d’avoir été lui parler hier et c’est là que j’ai compris pourquoi je ressentais le besoin de m’excuser envers lui. Il m’a partagé qu’il vit une période très difficile dans sa vie présentement et qu’il avait demandé de l’aide, un message, à l’Univers pour l’aider à continuer son chemin. Et pour lui, j’étais le messager et ce que je lui ai dis lui aurait aidé à voir la lumière. C’était très puissant comment il me partageait tout ça. Autant que nous avions de la difficulté à se parler à cause de notre différence de langue, on se comprenait parfaitement. C’est comme si c’était nos cœurs qui se parlaient et que nos bouches n’avaient rien à faire. Vu que, selon lui, je lui avais apporté des réponses, il voulait me récompenser à son tour. Nous avons échangé pendant 2 heures de temps. Ces 2 heures ont été les plus enrichissantes de mon voyage. Il m’a offert plusieurs conseils sur moi-même, la vie en général et sur mon futur séjour de 10 jours dans un centre shamanique pour faire encore de l’Ayahuasca. De retour au Canada, je n’ai aucuns moyens de contacter Juan, mais j’entends encore ses paroles et je sens encore son énergie. C’est comme si nous sommes encore connectés.

(Juan est l'homme assis par terre complètement à gauche de la photo)

Revenez me lire! Beaucoup d’autres aventures à venir! Je n'ai pas beaucoup de photos de cette journée, mais ça vaut quand même la peine d'aller les voir :)

jeudi 4 novembre 2010

On entre dans le monde de l'Ayahuasca

Jour 7 – 7 septembre 2010

Journée où je saute dans l’inconnu!

Cette entrée ne sera pas très détaillée, car ce fut une expérience plutôt personnelle que je me vois mal décrire et partager sur internet, mais pour ceux et celles intéressés à en savoir davantage, svp, écrivez moi un message sur mon email personnel et je vous partagerai le plus d’informations que je peux. Je crois que c’est quand même quelque chose d’assez spécial et important à partager avec les curieux et ouvert d’esprit :)

Alors voici comment ma journée a commencée.

En matinée, peut-être vers 9hrs, nous sommes tous partis faire une randonnée éducative dans la forêt avec notre shaman Don Alberto. C’était très relaxant et instructif. À chaque 2 minutes, il nous montrait différentes plantes médicinales et nous décrivait leurs utilités. Il y avait des plantes de toutes les sortes, les formes, les couleurs et les grosseurs pour n’importe quel malaise qui existe! Il nous donnait tellement beaucoup d’informations et comme de raison, je me rappelle de presque rien car je n’avais pas de papier ni crayon avec moi. La seule plante que je me souviens est une plante dont j’ai dû utilisée.

(Une partie de notre trail dans le bois. Bonne idée!)

Cette journée là, j’avais une migraine qui ne voulait pas passer. Et comme je suis une « anti-pilule » je ne voulais pas prendre de Tylenol ou quoi que ce soit. Mais avec un shaman à ses côtés, vraiment pas besoin de pilules! En marchant, je lui ai demandé quelle plante qu’il me recommanderait pour un mal de tête. Sachant que je parlais de moi, il m’a fait sa « magie » pour voir quoi j’avais besoin. Il m’a assis (devant tout le monde qui regardait) et a poser ses mains sur mon front. Il m’a demandé si j’étais stressée et instinctivement j’ai répondu « non ». Il m’a reposée la question différemment (Est-ce que tu as des émotions que tu ne laisses pas sortir?) et immédiatement, j’ai réalisé que je n’avais pas fournie la bonne réponse. Les larmes me sont venues aux yeux et le motton dans la gorge. Il a tout de suite su ce que je ressentais. Il m’a massé le bras et le coude (ce que j’ai trouvé très bizarre), mais ça faisait partie de son « remède ». Il a continué à me masser la tête (ou plutôt le crâne) et m’a dit qu’il me donnerait des herbes pour mon remède dès qu’on en croiserait. 2 minutes plus tard, on trouvait cette plante appelée « lombrosillo » (ou quelque chose qui sonne comme ça). Il en a arraché une feuille (qui était quand même assez grosse) et m’a indiqué de l’écraser dans ma main et le sentir par la suite. J’ai suivi ses consignes. L’odeur était quand même assez forte, mais pas désagréable. Sur le coup, je n’ai pas rien senti de différent. En tout, j’ai peut-être pris 4-5 sniffs et c’est tout. Miraculeusement, même pas 5 minutes après, je n’avais pu aucunes traces de mal de tête et mon énergie était revenue! J’étais guérie! J’en revenais juste pas… c’était tellement efficace. Tout le reste de mon séjour dans cette partie de la jungle, je n’ai eu aucuns maux de tête.

(Notre shaman Don Alberto en train de faire sa magie sur moi)

Nous avons rencontré une vigne très intéressante également lors de notre promenade. Cette vigne s’appelle Lion’s Vine (ou quelque chose comme ça). Quand on coupe cette vigne, en la regardant, elle n’a rien d’impressionnant, mais si on la penche un peu, l’eau commence à couler rapidement de la vigne. À l’intérieur de celle-ci, elle garde son eau. C’est une bonne chose à savoir si tu es pris dans la jungle, sans eau. La nature est toujours là pour nous sauver. Voir la photo ici-bas pour voir cette vigne.

(En s'en apporte des provisions dans un contenant en bambou fabriqué à la main)

(On peut même voir une goutte en dessous de mon menton)

Durant cette petite marche dans la forêt, nous avons trouvés un petit ruisseau. Comme j’avais mon costume de bain et une serviette dans mon sac, j’ai décidée d’aller me changer et de me saucer. Vous voyez comment c’est important être toujours prêt pour tout. Hahaha Par exemple, il y avait tellement de petits poissons dans ce ruisseau que ce n’était pas nécessairement agréable. En plus, l’eau était vraiment gelée et le ruisseau n’était vraiment pas profond. Ce n’est pas grave, j’ai quand même pu me rafraîchir.

(Le seul endroit assez creu pour se baigner était sous les arbres, où l'eau est plus foncée.)

C’est à cet endroit que j’ai vu mon premier Blue Morpho Butterfly!! C’est tellement un beau papillon! Il est presque impossible de ne pas être éblouie par son bleu vif et son élégance. Il y en avait juste un qui se tenait très proche de nous. Malheureusement, je n’ai pas réussis à prendre de photo.

J’ai également pu voir une fameuse Bullet Ant. Cette sorte de fourmi, très présente au Pérou, est très dangereuse. Elle est gigantesque! Vous pouvez voir sur la prochaine photo. Il fallait faire attention où nous mettions les pieds et faire certain de toujours fermer nos sacs à dos pour ne pas qu’une fourmi entre dedans. Heureusement, je n’ai jamais eu de trouble avec elles :)

(Je n'ai pas zoomer et la photo n'est pas truquée. La fourmie est effectivement grosse comme ça.)

En retournant au campement, nous avons coupé un bambou et nous nous sommes amusés avec. Ce que je ne savais pas c’est comme un tuyau. À l’intérieur, il y a de l’eau. Et chaque « coche » qu’on peut voir à l’extérieur du bambou, ca veut dire qu’entre ces « coches » c’est des chambres d’eau. Vous pouvez peut-être mieux comprendre en regardant la prochaine photo. Nous avons donc pu boire l’eau du bambou. C’est très rafraichissant et ça ne goute pas vraiment différent de l’eau normale :)

(Daniel qui boit directement du bambou. Nous avons tous pris une "sip")

De retour au campement, nous avons passé le reste de l’après-midi assez tranquille car la soirée/nuit s’annonçait pour être intéressante. Vu que nous faisions notre cérémonie d’Ayahuasca ce soir-là, notre shaman nous a interdit de manger pour souper et l’on devait manger un dîner très léger. Il était très important pour lui aussi que nous ne mangions pas de sucre. Je suis très stressée, curieuse, gênée et anxieuse de participer à ma première cérémonie d’Ayahuasca. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Oui j’avais déjà regardé des vidéos et lu beaucoup de témoignages, mais ce n’est jamais pareil quand vient le temps réel de le faire. Honnêtement, j’avais la chienne, mais j’étais trop curieuse pour ne pas le faire. J’allais au Pérou spécifiquement pour ça alors je ne pouvais pas rebrousser chemin une fois l’événement tant attendu était arrivé.

Premièrement, j’aimerais vous informer sur ce qu’est l’Ayahuasca. L’Ayahuasca est le breuvage, fait par des shamans, constitué de plantes dont la vigne d’Ayahuasca. Chaque shaman a leurs recettes différentes. Don Alberto, pour sa part, dans sa recette, il utilisait l’ensemble de 14 plantes différentes. L’effet premier de l’Ayahuasca est de donner des visions. Je tiens aussi à spécifier que cette boisson n’est pas une drogue. Elle donne peut-être un effet similaire d’une drogue, mais elle est un breuvage médicinal. Le but de cette plante est de guérir autant au niveau physique, psychologique, émotif que spirituel. Pour en savoir plus sur l’Ayahuasca, je vous conseille d’aller visiter ce site internet : http://www.refugioaltiplano.org/fr/ayahausca.htm Il est en français et très complet. Cette source est fiable. D’ailleurs, c’est à ce centre que j’irai passer 10 jours dans la jungle à faire de l’Ayahuasca avec eux.

(Le fameux gazebo.)

Alors vers 19hrs, nous nous sommes tous rejoint dans le « gazebo » pour commencer notre cérémonie (qui s’est terminée vers 1hrs am). Nous étions tous les 9 (plus notre shaman, 2 assistants et un invité) assis en rond sur nos mini matelas avec nos rouleaux de papier de toilette. Eh oui. Chose à spécifier est que ce breuvage purge le corps de ses impuretés, ses maladies, ses blocages d’énergies, ses bobos …. Donc il est très fréquent de vomir ou d’aller à la selle (mais c’est moins chic que ça quand ça arrive) lors de ce genre de cérémonie. Il ne faut surtout pas le retenir car cela va contre le but de prendre de l’Ayahuasca. La plante fait son travail en voulant éliminer les mauvaises choses dans ton corps, alors il faut l’aider en lui offrant d’éliminer ces choses par l’entremise de ta bouche ou ton derrière :)

Finalement, peut-être que cette entrée fut assez détaillée!? :) À vous de juger… si vous en avez pas assez su, écrivez moi. Il me fera un grand plaisir de vous répondre car cette expérience me touche grandement.

Continuez de venir lire mon aventure… elle ne fait que commencer! N'oubliez pas d'aller voir mes photos!

dimanche 31 octobre 2010

Oiseaux, singes, plantation de coca, bateau et la jungle!

Jour 6 – 6 septembre 2010

Journée très remplie!

La journée commence à 5hrs am. On embarque tous dans l’autobus pour aller observer les oiseaux «Cock of the Rock», à 10 minutes de notre hébergement. On s’installe dans une petite cabane dans les arbres, qui ne semblait pas trop solide. Nous étions environ 15 dans cette petite cabane car il y avait des scientifiques/photographes avec nous. On est vraiment proche des oiseaux, mais pour mieux les voir, ça prend vraiment des longues vues. Une chance que j’en avais. En plus, il faisait noir donc c’était encore plus difficile de les voir. J’ai pris quelques photos, mais elles ne sont pas vraiment claires à cause de la noirceur. Ces oiseaux sont très beaux, mais bizarrement fait. Les mâles sont d’un rouge vif et noir et les femelles sont brunes et leurs yeux sont très bizarres. Chaque œil est sur différent côté de leur face. Ils sont tellement intéressant à regarder parce qu’ils dansent et « chantent » en faisant la cour aux femelles. Ils font ça à tous les matins, entre 5hrs et 6hrs. Ils se rejoignent à cet endroit pour socialiser. C’était vraiment beau à voir! Si vous voulez en savoir plus sur cet oiseau, allez voir le lien suivant sur Wikipedia.


Ensuite, nous avons retourné à notre hébergement pour aller déjeuner. Tout en déjeunant, nous avons pu admirer les beaux colibris qui venaient se régaler de sucre tout près de nous. Tout au tour de nous, il y avait des mangeoires pour colibri pleines de sucre liquide; leur repas préféré. Il y avait des tonnes de colibris! Ils bougent tellement vite qu’il m’était presque impossible de prendre des belles photos d’eux. Ils sont toujours en mouvement et ils sont si petits! Ce matin là, nous avons vu 3 sortes de colibris différents, dont un qui était le plus petit colibri du monde! Ça prenait des longues vues pour bien le voir. Pour en savoir plus sur les colibris, allez voir le lien suivant sur Wikipedia.


En même temps que nous étions en train d’admirer les colibris, j’ai eu la plus belle surprise de ma vie! Tout d’un coup, nous entendions des cris dans la jungle. Ces cris venaient des singes! Ils nous avertissaient qu’ils s’en venaient. Quelques minutes plus tard, nous entendions des bruits sur le toit en tôle de notre salle communautaire. Les singes étaient finalement arrivés! Quelle belle surprise!


J’ai donc sortit dehors pour aller les voir. Ils étaient peut-être une dizaine sur le toit, intrigués par nous et nous par eux! Nous leur avons lancé des bananes. C’était tellement drôle et beau les voir courir sur le toit pour les bananes. Ensuite, il y en avait de plus en plus et ils étaient partout! Sur les toits, cachés dans les arbres et par terre. Ils n’étaient pas gênés. C’était tellement cute les voir car ils étaient tous trempe à cause de la pluie. J’ai vraiment réussis à prendre des belles photos d’eux, alors n’hésitez surtout pas à aller voir les photos! C’était tellement une belle expérience pour moi. Jamais je n’oublierai ce matin-là. On a passé peut-être 1hrs avec eux, mais il était maintenant le temps de partir. J’étais déçue de partir… surtout que je savais le chemin qui m’attendait!


Le reste du chemin qui nous restait à faire était pire que celui que nous avions fait hier. Imaginez! J’ai surnommé ce chemin « Road of Death »! Nous avons poursuivi notre chemin jusqu’à Atalaya, en arrêtant à plusieurs endroits en chemin. Ça nous permettait de respirer un peu et de ne pas penser au chemin durant ce temps-là. En chemin, nous avons vu 2 autres sortes de singe. Au total de ma journée, j’ai vu 3 différents sortes de singe. Plus que nous avancions, plus que la température changeait. Il commençait à faire de plus en plus chaud et humide (yeirk)! Ce n’était que le début de cette température.

Rendu à Pucallpa (un petit village en chemin), nous avons ramassé notre shaman Don Alberto. C’est lui qui va diriger notre cérémonie d’Ayahuasca, prévu pour le lendemain soir. C’est un bonhomme vraiment spécial! On le voit immédiatement qu’il a un bon cœur, prêt à venir en aide à peu importe. Il a gardé son cœur d’enfant car n’importe quelle occasion qu’il a à faire des jokes et à rire, il la prend. Vraiment, c’est un bon monsieur.


Continuant notre chemin, nous avons arrêté dans une plantation de coca. Honnêtement, ce n’était pas si impressionnant que ça. Nous nous étions fait dire que cette plantation était dans la « zone rouge », donc très dangereux d’y être, mais je n’ai vu aucun signe de danger quand nous y étions. Il n’y avait pas beaucoup de plants, peut-être une quatre-vingtaine. La seule chose d’intéressante pour moi était l’ice cream bean (Inga Edulis). Ca pousse dans les arbres et c’est enrobé dans une espèce de fève. Ça l’a une texture assez particulière. C’est mousseaux, blanc, comme de la moisissure. Ça l’a un noyau à l’intérieur que tu ne dois absolument pas manger, ni croquer. Le monsieur insistait beaucoup sur ce point, mais je ne me souviens plus pourquoi c’est si nocif. C’est tellement bon et très sucré. Mmm.


Nous avons vu également un arbre de cashew, un oranger et d’autres beaux arbres à fruits. Il y avait un arbre assez particulier aussi à cet endroit. Cet arbre, dont je ne me souviens plus le nom, avait des belles « boules » piquantes rouges. Quand tu ouvrais ces boules, il y avait des petits pépins à l’intérieur. Ces petits pépins, quand tu les frottes sur ta peau, ça teint ta peau rouge. Ils utilisent ces pépins comme colorant. Les membres de mon groupe ce sont donc amuser à ce colorié la figure.


De retour dans l’autobus, nous avons continué jusqu’à Atalaya, un petit village. À partir de là, fini l’autobus. C’est maintenant le tour de prendre une petit bateau pour se rendre jusqu’au Manu Learning Centre (MLC); notre destination finale. La ride de bateau fut d’environ 1h30 de descente sur la fameuse Madre de Dios River. Assez intéressant comme ride! J’ai adoré être en bateau. C’est relaxant! Très beau paysage! C’est indescriptible. Même mes photos ne rendent pas justice à la beauté réelle qu’est cette place.


Au MLC, nous allons rester à cet endroit jusqu’au 11 septembre, soit 5 jours. Quel site magique! C’est tellement beau. On est vraiment creux dans la jungle et mon dieu que ça fait du bien! Pas d’électricité, pas d’eau chaude et pas d’eau courante! On doit flusher nos toilettes avec un bucket d’eau et on ne peut pas mettre de papier de toilette dans la toilette… assez intéressant! Ha ha ha Nos toilettes étaient vraiment belles et très bien organisées par exemple. Il y avait 10 toilettes et dans chaque toilette, il y avait une douche et un lavabo. Dans le milieu, il y avait 2 lavabos communs. C’était vraiment bien car on n’avait jamais besoin d’attendre pour une toilette ou une douche. Ils étaient très bien équipés. Prendre des douches froides, au début, je n’aimais pas ça, mais après 1-2 fois, on s’habitue. J’irais même jusqu’à dire que j’ai vraiment apprécié prendre des douches froides et que ça me manque aujourd’hui. Il faut dire par exemple que la température extérieure était tellement chaude et humide qu’une bonne douche froide faisait du bien. Ça m’arrivait même d’en prendre plus qu’une par jour. À cet endroit, tous nos repas étaient préparés par les membres du centre. C’était vraiment bon. Vous auriez du voir nos « maisons »! C’était vraiment intéressant! Voir la photo plus bas. La moitié du mur était en bois, mais l’autre moitié, c’était rien. Tout était ouvert. Nous avions nos lits avec un mosquito net pour nous protéger contre les bibittes et c’est tout. Nous nous sommes fait dire de ne rien laisser traîner car certains animaux (comme des singes) pourraient venir ramasser nos choses et partir avec. Assez drôle non? C’était très intéressant car la nuit je tombais endormie avec les différents bruits de la jungle et le matin, je me faisais réveiller par les oiseaux et les singes qui commençaient leur journée. Hyper intéressant. C’était impossible de se réveiller marabout. Je partageais ma « maison » avec Adriana, Tammy et Daniel.


Cette soirée là, nous avons passé du temps avec Don Alberto et je me suis couchée assez tôt, comme tous les autres soirs qui vont suivre. À 18h00, la noirceur tombe et à 19h00 c’était l’heure du souper. À 20h00, à tous les soirs, j’étais couchée! Il faut dire qu’à tous les matins, à 6h00 j’étais debout à cause de la clarté et les nombreux bruits d’animaux qui me réveillaient. Nous avions tellement des journées chargées jusqu’à maintenant que ma nuit de sommeil, j’en avais de besoin.


Alors, voilà pour cette journée chargée. Allez voir mes photos et revenez lire le reste de mon aventure! J’ai tant à vous raconter!

samedi 30 octobre 2010

En route vers Cock of the Rock Lodge, en passant par Pisac

Jour 5 – 5 septembre 2010

Le depart se fait à 7h00 am de Cusco. C’était notre dernière nuit à l’hôtel Luna Andina. On met tous nos bagages sur le toit de l’autobus et on part pour Cock of the Rock Lodge, en arrêtant à Pisac, où nous aurons la chance de visiter et dépenser un peu dans le fameux Marché de Pisac.

Une fois arrivée à Pisac, nous avons eu un gros 15 minutes pour magasiner. C’était tellement peu considérant le fait qu’il y avait des tonnes de kiosques de marchants. C’était vraiment un gros marché et il était rempli de belles choses qu’on ne pouvait pas retrouver ailleurs. En ce 15 minutes, j’ai quand même réussi à acheter mon premier cadeau pour Josée : un beau chandail en laine de bébé alpaca. Quand je l’ai vu accroché au mur, j’ai vu Josée dedans et j’ai tout de suite su que je devais lui acheter. J’espère que tu l’aimes?! :) Il y avait de tout dans ce marché! Je suis même prête à dire qu’il était mieux que celui de Cusco. Il y avait tellement de choses que j’aurais voulu acheter pour moi et comme cadeau pour les autres, mais je n’avais tellement pas de temps.

Après 15 minutes de course, nous nous sommes regroupés pour aller dîner. Nous avons bu du thé de coca, manger des patates (orka ou okra, je sais pu)et des bons empanadas fraîchement cuit au four traditionnel. À force de critiquer sur notre 15 minutes de shopping, ils ont décidé de nous laisser retourner magasiner pour un autre 15 minutes. J’ai rien trouvé. Dans le fond, ce n’est pas vrai car oui j’ai trouvé beaucoup de choses, mais tout trop cher. Par contre, je me suis acheté un bibelot en céramique de femme enceinte.

Jusqu’à Pisac, le chemin était très beau et aucunement épeurant, mais après Pisac, tout ça a changé! Oh boy! Une chance que j’étais assise à gauche car avoir été assise à droite, j’aurais probablement été malade. Quand tu es assis à droite, même si tu te sors la tête de la fenêtre pour voir le chemin, tu ne vois même par la route sous l’autobus. C’est extrêmement étroit comme route. En plus, la route n’est pas droite. Elle est plein de ‘crush’ car tu dois contourner la montagne, en montant. Si tu as la malchance de rencontrer une autre auto, un des deux doit reculer jusqu’à temps qu’il arrive à un endroit un peu plus large (et je sais pas pourquoi mais il semblait que c’était toujours nous qui devions reculer). En plus, il doit se mettre sur le bord du ravin pour laisser passer l’autre auto (et encore une fois, à tout coup, c’était nous sur le bord). C’est tellement épeurant! Je ne sais pas combien de fois j’ai retenu mon souffle en ayant peur qu’on déboule dans le ravin. En plus, une fois dans un des ‘crush’, on a failli faire un face à face! J’ai vraiment eu la chienne!! Ça passé tellement proche qu’on se frappe. Je pense qu’une feuille de papier n’aurait même pas passé entre les deux voitures. C’était tellement proche qu’on a mis les freins tellement vite que le moteur a arrêté. Une chance qu’on a eu un bon chauffeur. Ça me rassurait, mais juste un peu. En plus, il y avait plein de ravins et pleins de « wash out » ou des « mud slide » à cause des chutes d’eau qui partent du haut de la montagne et détruisent tout le chemin le long de leur descente. À chaque année, ils doivent réparer le chemin. Ce n’est pas très sécurisant quand tu vois les réparations. C’est impossible à décrire et je n’ai pas eu la chance de prendre des photos (car j’avais trop peur de m’approcher de la fenêtre), mais croyez moi que le chemin ne passerait pas l’inspection de sécurité ici. Le chemin en tant que tel dépassait la fondation, donc il y avait une partie de la route reconstruite qui était dans le vide. Incroyable! Ça nous a pris tellement du temps à faire le trajet. Pour faire les 13 dernier km, ça nous a pris 2h30! On a partit de Pisac vers 10h30 am environ et nous sommes arrivés à Cock of the Rock Lodge vers 17h30. J’étais vraiment contente d’arriver à notre hébergement. C’était une journée très difficile pour mes nerfs. Mais je dois dire que ça m’a aidé à surmonter ma peur d’être en voiture. Les routes d’hiver du Nord de l’Ontario me font plus peur! :)

Cock of the Rock Lodge était tellement beau! C’est très creux dans la forêt et c’était très enchanteur. Il y avait tellement d’oiseaux. On dirait que j’habitais chez eux, c’était leur maison. Avec les petites cabines, le sentier avec les lanternes, la température brumeuse et le bruit des oiseaux, c’était un peu féérique. Mais il faisait tellement froid! J’ai dû emprunter une tuque et des mitaines à Daniel. Une chance que je m’étais acheté mon poncho hier, il m’a été utile. Dans ma chambre, j’étais seule, avec mon lit recouvert d’un mosquito net (pour me protéger des bibittes, dieu merci!). Pas d’électricité, mon dieu que j’étais bien! Ce soir-là, nous avons soupé et c’est tout. Nous nous sommes couchés tôt car le lendemain matin nous allions voir des oiseaux, Cock of the Rock (d’où le nom de l’hébergement), à 5h00 am. Cet oiseau est reconnu comme l’oiseau national du Pérou.

Alors bonne nuit… Revenez lire le reste de mon aventure! N'oubliez surtout pas d'aller voir les photos!

samedi 23 octobre 2010

Machu Picchu

Jour 4 – 4 septembre 2010

Le départ se fait à 4h30 du matin. Nous prenons un petit autobus et nous conduisons pour 2 heures. Après ces 2 heures, nous arrivons à Ollantaytambo. De là, nous prenons le train pour se rendre à Agua Calientes, la dernière ville avant Machu Picchu. Cette ride de train prend 1h45, soit 43 km. J’ai vu de très beau paysage durant ce trajet. Mes photos ne représentent pas la beauté et l’immensité des montagnes. Une fois arrivée à Agua Calientes, nous avons dû prendre un autre autobus, pendant 45 minutes, pour nous apporter à l’entrée du Machu Pichu. Cette ride d’autobus fut dure sur le cœur car la route n’était pas très large et nous devions monter très haut. La route était faite en plusieurs S connecté ensemble, du début jusqu’à la fin. Vous verrez plus en détails sur les photos.

Une fois arrivée à l’entrée, nous avons continué à marcher pour se rendre plus haut afin d’avoir une meilleure vue du Machu Picchu. Après quelques minutes de marche, et plusieurs arrêts pour reprendre mon souffle, nous nous sommes arrêtés dans le but d’admirer la vue du Machu Picchu. Mais, la seule chose que nous puissions voir était la breume. Pas de Machu Picchu. C’était un mur blanc devant nous. Quelle déception! Faire tout ce trajet, dépenser tout cet argent et… rien? J’étais vraiment déçue, mais le guide nous a rassurer qu’il était possible que la température change et que la breume s’en aille.

En attendant, il a donc décidé de nous faire un petit historique du Machu Picchu. Nous avons eu beaucoup d’information, dont je me souviens de pas grand chose :) Après quelques minutes d’attente, quelques nuages se sont dispersés et nous avons pu voir une petite partie du Machu Picchu. Espoir! Après 2 heures, les nuages étaient tous partis et nous pouvions voir clairement le Machu Picchu. Quelle vue que nous avions! C’était impressionnant et magique. Avec plusieurs llamas qui se promènent sur le terrain et la quantité de touristes présents, c’était un peu surréel. Assis sur le bord d’une falaise, j’étais devant le Machu Picchu. C’était très difficile pour moi d’y croire! Je m’étais rendue!

Nous avons passé la journée à explorer l’intérieur du Machu Picchu. Autant qu’au matin il faisait froid et c’était brumeux, en après midi, le soleil nous tapait dessus et le ciel était clair. J’ai d’ailleurs pogné un bon coup de soleil cette journée là. Vers 16h00, nous avons retourné à l’autobus pour redescendre à Agua Calientes (où je me suis achetée un poncho vert). À 18h30 nous avons repris le train et à 20h30 nous avons pris l’autobus pour retourner à Cusco. Nous avons arrivé à l’Hôtel Luna Andina vers 22h30 ce soir là. Ce fut une grande journée, mais qui en a valu tellement la peine. Je vais garder en tête cette journée, si magique, pour toujours.

Arrivée à l’Hôtel, je vais immédiatement me coucher car le lendemain matin, nous partons à 7h00 am pour Cock of the Rock Lodge dans le Parc National Manu, en passant par Pisac où nous nous arrêterons pour aller au marché.

Revenez pour la suite :) Et n'oubliez surtout pas d'aller voir mes photos.

mercredi 13 octobre 2010

En route vers Cusco

Jour 3 – 3 septembre 2010

À 6h30am, Sylvia et son frère viennent à nouveau me chercher à l’Hôtel Carmel pour m’apporter à l’aéroport afin que je prenne mon vol de Lima à Cusco. Cette fois-ci, aucuns accrochages, yé!

Une fois rendue à Cusco, Daniel Vitalis (l’organisateur du voyage) m’attendait avec Karina, l’organisatrice péruvienne qui l’accompagnait. Ensemble, nous avons été portés mon back pack à l’Hôtel Luna Andina où nous avons rejoint les autres membres du groupe. En tout, nous étions 9 avec Daniel. Il y avait un gars de Victoria (Taylor), deux filles de Calgary (Tammy et Adrianna), un gars de la Finlande (Jaakko) et une famille (Iain, Amy et Dylan – 9 ans). Un vraiment beau groupe diversifié, mais partageant un même intérêt. Instantanément, nous avons tissé de bons liens. Dans ma chambre d’hôtel, et ce tout au long de mon voyage, j’étais seule dans ma chambre. Je n’ai pas partagé ma chambre avec personne toutes les fois où nous arrêtions dans un hôtel. J’ai tellement aimé ça.

Cusco est à 3 400m au dessus du niveau de la mer. L’altitude fait en sorte qu’il est difficile de respirer donc on s’essouffle plus facilement en faisant pas grand chose. Souvent, des maux de tête intense sont ressentis. Plus le niveau d’altitude est élevé, moins qu’il y a d’oxygène. C’est pour cette raison qu’il est difficile de respirer. Pour ma part, je me pensais tellement bonne au début. Mais après quelques minutes, ça l’a changé. J’étais incapable de marcher plus que 5 pas sans être essoufflée et incapable d’avancer. Je devais m’arrêter, rester et continuer à marcher tranquillement (mais pas toujours évident quand on suit un groupe). Cusco est vraiment une des plus belles villes du Pérou que j’ai visité. Avoir à déménager, je choisirais Cusco. Les marchés sont intéressants, les fruits sont abondants, frais, pas cher et délicieux! Les gens sont très sympathiques, l’architecture est magnifique et c’est la ville la plus propre que j’ai vu.

Première activité = coca! Nous nous sommes dirigés au Marché San Pedro afin de nous procurer des feuilles de coca. Les feuilles de coca sont très efficaces pour l’altitude. Il possible de les prendre en thé ou bien de les mâcher. J’ai essayé les deux et je préfère sincèrement le thé. C’est plus doux comme goût. De toute façon, à Cusco, il faisait froid, donc une bonne tasse de thé faisait toujours du bien.

Après le coca, nous avons continué à visiter le Marché San Pedro et nous nous sommes dirigés vers le bar à jus. Cette partie fut la meilleure de ma journée. Il y a des 30aines de femmes, tous installés sur leur petit comptoir, avec leurs fruits et légumes frais, qui n’attendent que de nous faire un bon jus frais. Avec 5 soles (ce qui équivaut à environ 1,75$), tu pouvais choisir le nombre de fruits et légumes que tu voulais dans ton jus et la dame te blendait tout ça et ça te fais 3 grands verres de jus. Ce n’est pas cher et tellement bon. J’y suis même retourné pour une 2e fois.

Comme je n’avais pas encore de portefeuille, je me suis achetée un petit porte feuille péruvien pour 2 soles (ce qui équivaut à 0,75$ environ). Ce fut le meilleur soixante-quinze cents le mieux dépensé de toute ma vie. J’adore ce petit portefeuille. D’ailleurs, je m’en sers encore maintenant.

Ce marché est très spécial car il y a différentes sections. Une section de fruits, une section de chocolat, une section de jus, une section d’artisanat, une section de fromage, une section de miel, une section de viande et une section d’olives. Donc, il y a certainement différentes odeurs, tout dépendant où tu te situes dans le marché. Il m’est arrivé de marcher très vite près de certaines sections! J’ai vu des choses très bizarres, intéressantes et drôles! Vous verrez bien dans les photos.

Pour le dîner, nous avons été mangés dans un restaurant biologique. J’ai mangé la meilleure salade du monde. J’ai goûté à du Chicha Morada, qui est un breuvage typique du Pérou. Il est fait à partir de maïs mauve, de cannelle et de clou de girofle. Il peut être bu froid ou chaud, mais le mien était froid. Il peut être sucré ou non et je crois que le mien n’était pas sucré. Honnêtement, je n’ai pas aimé ça. C’était ma première et dernière fois.

En marchant dans les rues de Cusco, nous avons trouvés un petit magasin, nommé « The Coca Shop ». Ce magasin vend des chocolats fait à partir du coca. Ils avaient pleins de petits pots de chocolats comme « sample ». Nous nous sommes tous bourrés la face dans les chocolats. C’était tellement délicieux. Nous en avons tous achetés plusieurs sacs. Je m’en suis acheté au Coca et Lucuma… mmmm... les meilleurs. J’essayais d’en manger juste 1 par jour afin qu’ils me durent tout mon voyage, mais impossible!

Mon espagnol s’améliore de jour en jour. Je réussis maintenant à mieux comprendre quand les gens me parlent et je peux mieux communiquer avec eux. C’est beaucoup plus agréable.

Après avoir passé la journée à marcher partout en ville, je suis à bout de souffle et j’ai un gros mal de tête. Au lieu d’aller faire la fête avec le reste du groupe, je décide de rester à l’Hôtel et me reposer. À 19h30 j’étais endormie, brûlée de ma journée.

Le lendemain matin, nous devons nous réveiller à 4hrs am car nous allons au Machu Pichu. Youpidoo.

samedi 9 octobre 2010

Départ de Montréal, direction Lima, Pérou

Jour 1/Jour 2

Vol Montréal – Lima, avec correspondance à New York JFK avec American Airlines (4452) et LAN Chile (531), départ à 19h15 le 1er septembre 2010.

À l’aéroport de New York JFK, attente de 2 heures. En attendant, nous en avons profité pour relaxer dans un pub. Nous avons dégusté une bière Guinness. La bière est presque noire et très brouteuse. La broue est très douce et onctueuse. Le goût est assez fort, mais pas désagréable. C’est certainement un goût à développer.

Durant le vol de New York à Lima, il était possible de regarder des films, écouter de la musique ou jouer des jeux sur l’écran personnel incrusté dans le siège devant nous. Quel atout intéressant, mais nous en avons pas profité car nous étions trop fatigué. Heureusement, nous étions assis seul, c’est-à-dire qu’il n’y avait personne à côté de nous. Il y avait 2 bancs à gauche, 3 bancs dans le milieu et 2 bancs à droite. Nous étions dans les 2 bancs à droite. Comme de raison, Sébastien sur le bord de la fenêtre.

Durant l’atterrissage, une fois que les roues ont touchées le sol, les péruviens présents dans l’avion ont applaudis et ont tous fait leur signe de croix. Assez drôle comme coutume. Nous n’avons pas vu grand chose de Lima puisque la ville était recouverte de brume. Le temps était très gris, comme s’il allait pleuvoir. Des gens locaux nous ont mentionné que le temps est souvent comme ça. Il faisait assez froid et c’était très venteux. Il faut dire qu’il était seulement 7hrs du matin, mais quand même, la température n’a pas augmentée au courant de la journée. C’est à ce moment-ci de notre voyage que Sébastien et moi étions séparés pour la première fois. Nos agences respectives avaient organisé un transport pour se rendre à nos hôtels respectifs. Sébastien est donc parti avec son Mr et moi je suis partie avec ma Mme (Sylvia) et son frère, le conducteur. Immédiatement en entrant dans la voiture, Sylvia recouvre mon sac à dos avec une couverture, barre mes portes de l’intérieur et m’avertit de ne jamais ouvrir ma fenêtre et de montrer ma sacoche. Houlala, dans quoi me suis-je embarqué? Pas 2 minutes après embarquée dans l’auto, j’ai failli y laisser ma vie. Quel trafic! Je n’appellerais même pas ça du trafic. C’était plus comme un « maze » avec pleins d’autos qui se faufilent partout. Il n’y a aucun clignotant, ça fonctionne seulement par coup de klaxon. Un coup pour dire « Tassez-vous, je vire à droite ou à gauche », un autre coup pour dire « Je suis là », un autre coup pour dire « Attention les piétons » et un autre coup pour simplement dire « Heille ». C’est fou et je ne sais toujours pas comment ils font pour se comprendre. L’affaire est que je ne pense pas qu’ils se comprennent justement. Ils se promènent tous avec de vieilles voitures et je comprends pourquoi. Et le moment où j’ai failli y laisser ma vie, c’était parce qu’une auto se dirigeait vers nous, mais heureusement, il a seulement accroché le miroir. Fiouf. À partir de ce moment, j’ai vite compris que c’était comme ça que ça fonctionnait ici et que je devais faire confiance à mon chauffeur. Alors, pour m’aider à vivre cette aventure sans trop traumatisme, je me suis dis « Parfait, si je dois mourir ici, c’est bien ». Et comme par magie, toutes mes peurs se sont envolées et j’ai pu rire de toutes situations stressantes. C’était devenu un jeu pour moi de se promener en voiture dans ce « maze ». Allons voir si je vais réussir à me rendre à ma destination. Vu que vous en entendez parler aujourd’hui, alors comme de raison, c’est que j’ai réussis. J’ai donc pu aller porter mon sac à dos à l’Hôtel Carmel, dans le quartier Mira Flores (le plus beau de Lima). Je savais que l’hôtel à Sébastien était dans le même quartier, mais je ne savais juste pas comment proche. C’est Sébastien qui a trouvé mon hôtel en premier et il est venu me rejoindre. J’ai donc pu passer la journée avec lui. Quel soulagement. Je n’avais tellement pas envie d’explorer la ville seule. Nous nous sommes donc dirigés pour aller déjeuner… au McDo! Eh oui. En pleine ville étrangère, première chose qu’on fait, on va au McDo! Je me suis régalée de pancake. Nous avons passé le reste de la journée à se promener de marché en marché. Pour dîner, nous avons croisé un restaurant qui s’affichait végétarien, mais quelle surprise quand nous y sommes entré. Rien de végétarien. Impossible de commander quelque chose, malgré le fait que le menu était fait en photo. La serveuse ne comprenait pas un seul mot d’anglais et notre espagnol était très très très limité disons. Nous avons réussis à commander quelque chose, mais je n’ai pas été capable de manger mon repas. Premièrement, il y avait de la viande dedans et deuxièmement, le goût était trop différent. Je n’étais pas capable de me convaincre de manger. Nous avons donc payé, sans avoir mangé et nous sommes repartis. En après midi, le plus grand drame de mon voyage est arrivé! En voulant prendre une photo de Sébastien devant son hôtel (Casa Andina), j’ai échappé mon appareil photo par terre sur le ciment. L’histoire le plus enrageant avec cet appareil photo est que c’était l’ancien appareil photo à Sébastien. Avant de partir en voyage, Sébastien s’est acheté une nouvelle caméra, laissant son ancienne caméra, encore bonne, disponible pour moi. La sienne était meilleure que la mienne puisqu’elle avait un meilleur zoom. J’ai donc décidé de prendre son ancienne caméra pour mon voyage, laissant ma caméra personnelle à Montréal. Mais là, une fois cette caméra brisée, je me retrouvais sans caméra pour commencer mon voyage. Première journée de voyage et pouf, pu de caméra. Il m’était inimaginable de faire un voyage sans caméra alors j’ai donc dû aller magasiner pour une nouvelle caméra. Imaginez être dans un pays étranger avec une langue étrangère et que vous ne connaissez pas la ville, en train d’essayer d’acheter une caméra. Bonne chance. Avec le calme et la débrouillardise à Sébastien, nous avons finalement réussis à trouver un magasin et trouver une caméra que je voulais. Cette caméra était la même que Sébastien venait de s’acheter à Montréal avant de partir pour le voyage. La seule différence, c’est que moi j’ai payé le double (presque le triple) pour la mienne et les fils sont conçus pour le Pérou J Ma caméra m’a coûtée 1 299.99 Soles, ce qui équivaut à environ 435$ USD. Seb lui a payé sa caméra environ 250$ CDN. Ridicule non? Je n’avais pas le choix…

Aujourd’hui, j’en ris, mais laissez moi vous dire que cette journée là, rire était la dernière de mes envies. Mon moral (et mon portefeuille) en a pris un coup. Une chance que je voyageais avec ma carte de crédit. À cause de cet incident, j’étais vraiment découragée. J’étais marabouse, impatiente et irritable. Sébastien, ne voulant pas être proche de mon énergie si négative (et je le comprends aujourd’hui) a choisit de me laisser continuer le reste de ma journée seule et il est partit à son hôtel. Une fois rendue à mon hôtel, je me suis embarrée dans ma chambre et j’ai pleuré! Je voulais tellement retourner chez moi. C’était la pire journée de ma vie. En plus, mon compagnon de voyage ne voulait même pu rien savoir de moi. J’étais vraiment découragée et désintéressée. Une fois mes larmes essuyées, quelqu’un cogna à ma porte de chambre… Sébastien. Réalisant qu’il avait peut-être été un peu trop raide, il est venu me chercher pour aller souper et passer la soirée avec moi. Nous sommes donc allés souper au Pizza Hut. Déjeuner au McDo, souper au Pizza Hut. En soirée, je suis retournée à mon hôtel et Sébastien au sien. C’est à ce moment que nous avons encore été séparés. Nos voyages respectifs commençaient le lendemain matin.

À suivre.... :)

PS: N'oubliez pas d'aller voir mes photos dans le menu de gauche "Départ Montréal vers Lima"